![]() |
|
|
|
|
|
|
RÉSEAUX74 > 2003 > N°16 Juin 2003 >
LinuxEdu 2003
Logiciels Libres et Éducation : pourquoi ils vont si bien ensemble Les logiciels libres sont parfois cités comme des outils intéressants dans le monde de l’éducation. En fait, ils ne sont pas qu’intéressants : ils sont tout à fait pertinents et adaptés aux problèmes qui se posent. En voici un tour d’horizon.
PROBLÈME FINANCIERComment acheter les logiciels pour les machines alors que l’achat du matériel consomme déjà tout le budget ? Les logiciels qui ne sont pas des logiciels libres reposent sur le principe de l’achat d’une licence d’utilisation par poste, même si des tarifs particuliers peuvent exister pour un parc de machines. Mais il y a un coût par poste. Avec les logiciels libres, il n’y a pas de coût de licence par poste : on peut installer le logiciel pour autant de postes voulus, sans coût supplémentaire. Et il y a des logiciels libres de traitement de texte, de tableur, de navigateur Web, de courrier électronique, de travail d’image, etc. ou éducatifs. Et si le budget est suffisant ? Inutile de dépenser en logiciels, il est possible d’acquérir plus de matériel pour la même somme. PROBLÈME LÉGALComment ne pas enfreindre la loi, ne pas pirater et ne pas être dans l’illégalité ? La licence d’un logiciel non libre impose une utilisation prévue pour un nombre de poste en fonction du prix des licences payées. Un logiciel non libre installé sur plus de postes que ce que prévoit l’achat de licence est un logiciel piraté. C’est du vol. Sanctionné par la loi. On ne peut tolérer ces pratiques. Encore moins dans l’éducation. Avec les logiciels libres, vous avez le droit d’installer le logiciel sur autant de machines voulues en toute légalité. Il n’y a pas de contrainte d’achat (point précédent) ni de limite d’installation : un poste ou mille postes, cela ne change rien. PROBLÈME D’OUTIL DÉMOCRATIQUEComment permettre aux élèves, aux étudiants, aux enseignants d’avoir les mêmes outils que ceux utilisés dans les écoles, collèges, lycées, universités ? La licence d’un logiciel non libre ne permet pas de remettre à tous les outils utilisés (c’est du piratage) ou alors à un coût très élevé (prix à payer par utilisateur). Avec les logiciels libres, on peut remettre aux élèves une copie des logiciels uilisés pour une utilisation hors de l’établissement, sans coût supplémentaire et sans piratage. Et les enseignants peuvent avoir aussi les mêmes outils que ceux de l’établissement, sans installation illégale. PROBLÈME D’IDÉES RECUES TOTALEMENT FAUSSESComment apprendre Internet Explorer, Outlook, Word, Excel aux élèves ? comment faire passer le B2i ? On ne peut avoir Internet Explorer, Outlook, Word et Excel sur une machine sans en avoir légalement fait l’acquisition, à l’achat de la machine ou après. De plus, aucune indication officielle dans les programmes ne parlent de l’apprentissage de ces logiciels à l’école, au collège, au lycée ni dans le supérieur (aux cas particuliers près). On y parle de navigation sur le Web, de messagerie électronique, de traitement de texte, de tableur : c’est le texte à propos du B2i (Brevet Informatique et Internet) et dérivés. De plus, il ne s’agit pas de passer le B2i, qui est une évaluation permanente et non pas un examen final. Avec les logiciels libres, on peut apprendre Internet Explorer, Outlook, Word et Excel, et même mieux et de manière plus puissante. En effet, on apprend l’utilisation d’un navigateur Web, d’une messagerie, d’un traitement de texte, d’un tableur, soit bien plus puisqu’on s’appuie sur des compétences générales, valables pour tous les logiciels de la catégorie concernée. Et la présentation de l’interface est la même dans les logiciels d’une même catégorie. PROBLÈME D’AMÉLIORATION, D’ADAPTATION, D’ÉVOLUTIONComment avoir des logiciels qui sont régulièrement et rapidement modifiés en fonction des besoins des utilisateurs ? Un logiciel non libre est l’oeuvre d’un éditeur, qui décide des modifications à apporter aux différentes versions, des dates de sortie de ces versions, des prix de mise à jour. Il peut tenir compte des remarques des utilisateurs. Mais c’est lui qui décide en fonction de ses priorités. Avec les logiciels libres, il est possible d’avoir des évolutions rapides, des adpatations suivant les besoins des utilisateurs, faites par l’équipe de développement ou une autre équipe compétente. Par exemple une traduction des menus. Les logiciels libres sont ouverts à tous, pour tous, sans secrets de fabrication conservés par une structure, seule à décider et dont on dépend. (Ce texte est sans aucun doute un peu court, mais ces lignes seront développées lors de la journée du 18 juin ainsi que dans la version en ligne.) Note : ce texte est librement diffusable sur tous supports à condition de faire mention de son auteur et de son origine avec cette note. Thierry STOEHR,
|
|
||||||||||||||||||||
| Copyright
© 2005 Centre
de Ressources Informatiques de Haute-Savoie
- webmaster@thematic74.fr
Site web entièrement basé sur SPIP, logiciel libre de gestion de contenu collaborative. |