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CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 > Les risques sont divers : en s’introduisant dans votre système, le pirate peut se « contenter » de violer vos données personnelles, mais il peut aussi les diffuser ou les détruire. Il peut également se servir de votre machine pour aller « attaquer » un autre ordinateur plus important à ses yeux ; dans ce cas, vous êtes légalement responsable s’il est prouvé que votre ordinateur a servi de « passerelle ». Le dernier numéro de CRI Pratique, consacré aux spywares (logiciels espions), mentionnait à plusieurs reprises l’intérêt de se doter d’un firewall. Cet outil, matériel ou logiciel, vous permettra de vous protéger contre bien des dangers. Cependant, comme pour tout ce qui concerne la sécurité informatique, une prévention complète est impossible. Un peu de bon sens et la connaissance des risques vous permettront cependant de surfer en toute sérénité !
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 > Le firewall vous protège :
Certains firewall permettent également de centraliser les risques sur un point unique du réseau, ce qui facilite nettement le travail de sécurité. Enfin, les firewall permettent de contrôler les flux du trafic, c’est-à-dire tout ce qui est émis par ou en direction de votre machine. Il existe deux types de firewall :
Le CRI propose 3 firewall gratuits (pour les systèmes d’exploitation Windows) à télécharger sur son serveur FTP (voir plus loin).
En matière de firewall, sachez qu’il n’existe qu’une seule stratégie pour un filtrage efficace : tout interdire, pour ensuite accorder des autorisations au cas par cas. Cette politique peut se révéler contraignante, mais elle est vivement recommandée. À noter : le CRI dispose d’un firewall, qui protège ainsi tous ses utilisateurs connectés en mode RTC ou RNIS. Ceux-là n’ont pas besoin de se doter d’un firewall sur leur propre machine. Attention ! Cette protection ne les dispense pas de se doter d’un système anti-virus, anti-spam, etc.
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 > Le protocole TCP/IP Des millions de machines sont connectées à Internet. Ces machines peuvent être de toute nature et utiliser des systèmes d’exploitation très différents : ordinateurs, routeurs, serveurs, téléphones, systèmes de chauffage, horloges, etc. Toutes fonctionnent de manière différente, mais toutes ont la possibilité de communiquer entre elles et de se comprendre grâce au protocole TCP/IP. En effet, lorsque vous souhaitez envoyer un e-mail à un correspondant, il faut que votre machine connaisse le nom et l’adresse de la machine destinataire. Chaque machine est donc identifiable grâce à une adresse IP, unique, et correspondant à une seule machine, quelle qu’elle soit. L’adresse IP prend la forme XXX.XXX.XX.XXX. Les ports Connaître le nom de la rue ne suffit pas à trouver le bon destinataire sans le numéro de son appartement. Il faut donc connaître le « port » : selon la nature de l’action que vous souhaitez faire, l’application correspondante utilise un « port ». La messagerie utilise ainsi le port 25, quel que soit le logiciel que vous utilisez. La navigation sur le web utilise le port 80, quel que soit le logiciel que vous utilisez. Il s’agit de normes : votre e-mail ne doit pas passer par le port 80 (en théorie, car il est possible de le faire passer malgré tout). Quelques ports parmi les plus utilisés :
Il existe 65 536 numéros de ports !
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 > Le firewall peut agir à ces deux niveaux : Le filtrage IP Lorsque votre machine cherche à communiquer avec une autre (parce qu’elle veut lui envoyer un e-mail, parce qu’elle veut accéder à un site web...), elle envoie sa requête à l’adresse IP concernée (qu’elle connaît grâce au nom de domaine contenu dans l’URL du site web, par exemple). Si la requête est acceptée, la réponse est envoyée en retour à votre machine. La machine qui vous a répondu sait où vous joindre, puisque votre propre adresse IP figurait dans votre requête. La réponse utilise votre adresse IP pour accéder à votre machine. Le filtrage IP consiste donc à bloquer toute adresse IP inconnue, hormis la vôtre. À noter : certains pirates peuvent s’emparer d’une adresse IP contenue dans une réponse à une requête. Ils s’en serviront pour pénétrer votre système et exploiter une faille. Ce genre d’attaque, le spoofing, est cependant relativement rare. Le filtrage applicatif Le firewall peut également filtrer les applications (ou logicels) en fermant tous les ports. Exemple : Firefox (logiciel de navigation) veut aller chercher une page web située sur un serveur distant ; il lance sa requête vers l’extérieur via le port 80 (relatif à la navigation). Ce port est bloqué. Qu’elle ignore ou non l’interdiction, l’application cherchera quand même à sortir ! À noter : c’est bien l’application, via le port, qui est bloquée. Le firewall ne peut pas surveiller le contenu de la requête. Si un e-mail infecté que vous avez reçu reçoit l’autorisation de passer (parce que l’adresse IP n’est pas bloquée et que le port 110 est utilisable), c’est tout son contenu, et donc son virus, qui sera autorisé à passer ! Il est donc indispensable de multiplier les protections en installant un anti-virus efficace en plus du firewall. De la même manière, si le firewall logiciel (c’est-à-dire placé sur votre ordinateur) est recommandé pour se protéger des spywares, notamment, c’est parce qu’il empêche tout programme inconnu et non autorisé à fonctionner. Le firewall n’empêchera pas le spyware de s’installer sur votre machine, mais le rendra inoffensif en l’enfermant à l’intérieur de votre machine. Or, la raison d’être d’un spyware est de communiquer des informations confidentielles vers l’extérieur. À noter : le firewall matériel ne peut voir la différence entre une application innocente et un logiciel espion dès lors que celui-ci utilise le même port pour sortir vers l’extérieur.
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 >
À noter : vous pouvez opter pour la mise en place d’un routeur. Cet outil est l’équivalent de l’agent de circulation : il s’assure que vos requêtes sont acheminées à bon port. Il peut donc filtrer les adresses IP, et est généralement moins lourd à configurer qu’un firewall logiciel.
Astuce : un vieil ordinateur sous Linux peut faire un excellent firewall matériel : la distribution IPCOP, par exemple, est orientée vers le firewalling. Elle est gratuite et simple à installer. À noter : les systèmes d’exploitation Windows XP, dont l’amélioration en terme de sécurité est notable, tendent à intégrer par défaut ce type de fonctionnalités.
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 > Le serveur FTP du CRI vous propose 3 firewall pour Windows à télécharger (attention, seuls leurs éditeurs sont garants de leurs produits) : Vous devez le configurer de manière à ne rien laisser entrer sans autorisation :
La configuration à l’installation du firewall est très simple : l’outil se contente de demander s’il faut tout interdire ou tout autoriser. Exemple : Votre logiciel de messagerie cherche à communiquer avec le serveur www.domaine.net sur le port 20. Ce port est réservé au FTP et non à la messagerie. Vous devez donc refuser la connexion. Mais s’il cherche à dialoguer avec pop.edres74.net sur le port 110 (courrier), vous pouvez l’autoriser (le CRI74 étant votre fournisseur d’accès, il est normal que votre outil de messagerie s’adresse à lui pour relever vos e-mails). À noter :
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 > ftp.cri74.fr : dossiers PUB puis Win9x puis Firewall. À noter : les firewall proposés par le CRI74 ne concernent que les systèmes d’exploitation Windows. En effet, les machines sous Linux, moins sensibles par définition, possèdent par ailleurs toutes les fonctionnalités nécessaires au firewalling. Directement intégrées au système, ces fonctionnalités ne sont pas gourmandes en ressources. Libres et gratuites, les distributions Linux présentent décidément bien des avantages !
L’avis du CRI : Kerio Personal est un bon firewall qui propose même en version « free » tout le nécessaire.
L’avis du CRI : une configuration fine peut s’avérer assez compliquée, mais les réglages par défaut suffisent en général. Ce firewall est tout à fait recommandable.
L’avis du CRI : une configuration fine peut s’avérer assez compliquée, mais les réglages par défaut suffisent en général. Si vous ne souhaitez pas la version en anglais, vous pouvez prendre la 5.1 qui a été traduite.
CRI PRATIQUE > 2005 > N°15 Mars 2005 >
À noter : si vous utilisez un modem/routeur ADSL (de type freebox ou autre), il faut absolument choisir l’option NAT. En effet, c’est cette technologie qui rendra votre machine invisible depuis Internet, en « déguisant » votre adresse IP de manière à ce qu’elle ne soit plus identifiable depuis Internet. C’est cette adresse IP masquée qui sera visée par des attaques éventuelles. Or, comme elle ne correspond plus à votre machine, celle-ci est donc protégée. Cette option NAT est donc très importante. Si vous ne la cochez pas, votre machine est plus vulnérable. Pour résumer :
Pour plus d’informations sur les logiciels firewall :
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